Sonny Rollins’s Early Recordings

0:00/0:00

En 1949, le saxophoniste de jazz Sonny Rollins (né en 1930), alors âgé de dix-huit ans, commence à enregistrer professionnellement en tant que musicien accompagnateur sous la direction de Babs Gonzales, J. J. Johnson et Bud Powell. Cet article examine les transcriptions de vingt-trois solos improvisés que Rollins a joués lors de quatre sessions d'enregistrement différentes entre janvier et août de cette année-là. Trente-huit formules mélodiques (« licks ») sont identifiées et classées. Des comparaisons sont établies entre (a) le langage mélodique de Rollins et celui de ses influences connues, Charlie Parker, Louis Jordan, Coleman Hawkins et Lester Young ; (b) différents refrains au sein d'un même solo ; (c) des solos distincts sur des thèmes distincts ; et (d) plusieurs « prises » de thèmes particuliers. Les avantages et les limites de l'adoption de la perspective interprétative de la « critique génétique » - telle que déployée par Canonne et Guerpin (2018/19) pour l’étude de la musique improvisée - sont examinés. L’orientation génétique-critique offre l’avantage de définir et de délimiter clairement le champ d’action de l’analyste, en se concentrant sur la manière dont le processus créatif d’un ou plusieurs interprètes se déroule à travers plusieurs prises d'un thème donné. Dans le même temps, les séries de prises multiples peuvent également être mieux mises en lumière en les situant de manière intertextuelle dans le contexte de l’« idiome » individuel d’un improvisateur donné, ainsi que dans un « dialecte » stylistique plus large (Meyer 1989).

speakers

information

Type
Ensemble de conférences, symposium, congrès
performance location
Ircam, Salle Igor-Stravinsky (Paris)
date
October 3, 2025

Genetic criticism and musical improvisation: compared perspectives

The aim of this study day is to test and develop the conclusions of two programmatic articles by Clément Canonne and Martin Guerpin. These articles proposed an application/adaptation (and the necessary adjustments) of genetic criticism (also known as textual genetics) to musical improvisation. The approach is based on a hypothesis that challenges the idea that improvisation is a spontaneous, purely singular creation, without past or future: some improvisers, when improvising several times on the same piece, or in the same improvisational situation, reject or reuse ideas from previous performances. Performance after performance, an “improvisational project” develops, which can itself evolve according to new ideas that arise during the process.

The presentations at this study day will be based on these programmatic articles and will allow them to be compared and discussed on the basis of new case studies or questions. Four domains will be considered: the study of the evolution of an improvisational project over a medium-term period (e.g., a concert tour) or a long-term period (e.g., a creative period in a musician’s career); a genetic approach to the collective dimension of improvised creation; the “positional” nature of studying the process (how can consciously studying this process based on one’s own practice yield different results from external observation based on historical sources or an ethnographic approach?); the development of a comparative perspective, through the application of this approach to improvisational practices derived from classical or traditional music.

IRCAM

1, place Igor-Stravinsky
75004 Paris
+33 1 44 78 48 43

opening times

Monday through Friday 9:30am-7pm
Closed Saturday and Sunday

subway access

Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet, Les Halles

Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique

Copyright © 2022 Ircam. All rights reserved.