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Le temps est une notion éminemment complexe, que ce soit dans la vie de tous les jours, en musique, ou en physique fondamentale. Ceci se révèle bien dans la difficulté à en parler: dans la nuit des temps, en un rien de temps, tuer le temps sont jolis mais bien vagues. Le temps physique est bien plus précis; il fonde même désormais le mètre et bientôt le kilogramme. Mais il est trop monotone pour être suffisant quand on joue avec le temps, donc en musique. De leur côté, les informaticiens ont travaillé sur la formalisation mathématique, logique et linguistique du temps, ou plutôt des temps engendrés par la répétition d’un évé- nement quelconque: la seconde, le pas de la marche, le lever du soleil, le jeu des notes, etc. À notre grande joie, ces travaux, originellement destinés aux automa- tismes temps réel, servent maintenant la composition et l’interprétation musicale. J’expliquerai comment ils permettent de raisonner sur le temps et pourquoi ils se sont avérés pertinents en musique.
Gérard Berry, ingénieur général des Mines, est détaché à l’Inria en tant que directeur de recherche. Professeur au Collège de France, il occupe la chaire d’Innovation technologique (2007-2008) puis la chaire Informatique et sciences numériques (2009-2010). Il est membre de l’Académie des sciences, de l’Académie des technologies, et de l’Academia Europaea. Il siège au Conseil scientifique de l’Ircam, au conseil d’administration de l’Agence nationale de la recherche, au Conseil scientifique de l’université Pierre et Marie Curie. Le Grand prix EADS des applications des sciences à l’industrie lui a été décerné en 2005.