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Si la géométrisation du mouvement, entreprise fondatrice de la science classique, a donné naissance au temps abstrait physico-mathématique, elle n’a cessé parallèlement d’effacer son rôle de variable indépen- dante, refoulant la description du devenir derrière l’étude de la géométrie des trajectoires accomplies.
Aussi est-il surprenant d’observer, en mathématique, l’irruption d’idées assez récentes qui vont dans le sens opposé, La plus frappante est que toute forme géométrique a un « devenir » intrinsèque, une évolution canonique qui arrondit sa courbure et aboutit à sa « mort » homogène. C’est cette idée de « devenir » des formes qui a permis de résoudre l’un des grands mys- tères des mathématiques, la conjecture de Poincaré.
Yves André est mathématicien. Directeur de recherches au CNRS et membre de l’Istituto Veneto. il travaille à l’ENS-Ulm (DMA et CIRPHLES). Auteur de quatre ouvrages de recherche en géométrie algébrique et en théorie des nombres, il a donné à l’Ircam en 2009-2010 un cycle de leçons de mathé- matiques contemporaines pour musiciens (et autres non- mathématiciens), et a piloté le colloque du bicentenaire de Galois en 2011.
Animé par le souci de comprendre les idées générales cachées derrière la complexité des problèmes variés qui l’occupent, il mène aussi diverses activités académiques interdisciplinaires liées à ses intérêts philosophiques (et musicaux).