December 10, 2019 43 min
December 10, 2019 42 min
December 10, 2019 01 h 11 min
April 17, 2019 17 min
April 17, 2019 15 min
April 17, 2019 26 min
April 17, 2019 14 min
April 17, 2019 43 min
April 17, 2019 28 min
April 17, 2019 17 min
October 15, 2019 01 h 08 min
October 15, 2019 01 h 00 min
October 15, 2019 56 min
November 19, 2019 46 min
November 19, 2019 01 h 03 min
November 19, 2019 36 min
0:00/0:00
Bien que les orgues à bouche d’extrême orient soient connus et décrits en occident depuis au moins le début du XVIIe siècle, il faut attendre la fin du XVIIIe siècle pour que les facteurs d’orgue occidentaux utilisent effectivement l’anche libre. La recherche de l’expressivité semble avoir présidé à l’introduction de ces nouveaux jeux, en raison d’une propriété fondamentale de l’anche libre : l’intensité du son peut varier alors que sa hauteur mélodique reste fixe. En France, après une tentative d’orgue expressif par le toucher, citée mais non documentée, de Sébastien Erard à la fin du XVIIIe siècle, c’est à Grenié que revient la primeur de l’orgue à anches libre vers 1811. À sa suite, tous les grands facteurs parisien du XIXe siècle (Cavaillé-Coll, Daublaine, Merklin, Suret, Abbey, Gadault, Stoltz, etc.) introduiront des jeux à anches libres dans leurs instruments. Les contributions d’Aristide Cavaillé-Coll, Sébastien Érard et John Abbey, Marie-Pierre Hamel et Cosyn, particulièrement significatives, sont étudiées. Mais le véritable développement industriel de l’orgue expressif porte sur les orgues sans tuyaux, comme l’harmonium de Debain. Vers la fin du XIXe les tuyaux à anches libres sont entièrement passés de mode et ont quasiment disparus. Cette communication présente un aperçu historique, technique et esthétique de la brève existence des anches libres dans l’orgue romantique parisien.
Le sheng (orgue à bouche) est un instrument riche d’une longue histoire dont le répertoire se partage entre la tradition et le contemporain. Pour accueillir et encourager de prochaines créations, une équipe de chercheurs (France, Allemagne, Autriche, Chine, Taiwan, Japon) va travailler sur l’histoire, les différents modèles d’orgue à bouche, le répertoire, l’étude acoustique, l’analyse gestuelle d’improvisation, la combinaison de doigtés, la notation, et explorer cet instrument historique qui se prête de façon surprenante à la modernité. Toutes ces recherches seront accompagnées par une série de séminaires.