14 septembre 2023 13 min
14 septembre 2023 18 min
14 septembre 2023 14 min
14 septembre 2023 13 min
14 septembre 2023 14 min
14 septembre 2023 14 min
14 septembre 2023 13 min
14 septembre 2023 17 min
14 septembre 2023 15 min
14 septembre 2023 09 min
14 septembre 2023 13 min
14 septembre 2023 11 min
14 septembre 2023 15 min
14 septembre 2023 16 min
14 septembre 2023 14 min
14 septembre 2023 08 min
14 septembre 2023 10 min
14 septembre 2023 12 min
14 septembre 2023 13 min
0:00/0:00
Votre formation musicale première s’enracine dans l’improvisation et, pour cette pièce pour percussions, lumières et électronique, vous collaborez avec Olivia Martin : comment travaillez- vous avec elle ?
Travailler avec Olivia est un rêve ! Non seulement c’est une percussionniste incroyablement talentueuse, mais elle dégage sur scène un charisme qui rehausse grandement les aspects dramatiques et narratifs de ma pièce.
Nombre de nos premiers ateliers ont consisté à improviser les structures rythmiques qui soutiennent le discours de la pièce et à les intégrer grâce à divers dispositifs technologiques tels que les déclenchements et l’éclairage. Plus tard, nous nous sommes concentrés sur les gestes physiques, le timing, le mouvement afin de donner forme à cet univers que nous créons.
Quel est cet univers ?
L’un des thèmes centraux de cette pièce est la relation entre l’homme et son environnement. Plus précisément, je me suis intéressé à l’« écologie sans nature » de Timothy Morton. Ce philosophe britannique propose ce concept pour souligner la dialectique faussée entre humains et non-humains, ainsi que la manière dont cette dialectique a laissé libre cours à une relation destructrice plutôt que symbiotique entre les humains et les écosystèmes. Ce thème est particulièrement crucial pour moi en tant qu’Américain car il traite directement de la dystopie qu’incarne l’inaction politique actuelle dans mon propre pays comme dans tant d’autres.
Cette pièce s’inspire du roman de science-fiction du début du xxe siècle, The Purple Cloud du britannique M. P. Boucliers. Dans ce récit postapocalyptique, une sorte de peste a anéanti toute la population à l’exception d’un homme, que l’on suit dans sa quête d’un autre être vivant qui aurait éventuellement survécu.
Dans ma pièce, deux interprètes (autres que la percussionniste) incarnent cet environnement désolé (à la manière d’un chœur grec), en fouillant des récipients en verre remplis de petites pierres, dont le son est amplifié et spatialisé.
1, place Igor-Stravinsky
75004 Paris
+33 1 44 78 48 43
Du lundi au vendredi de 9h30 à 19h
Fermé le samedi et le dimanche
Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet, Les Halles
Institut de Recherche et de Coordination Acoustique/Musique
Copyright © 2022 Ircam. All rights reserved.